La politique économique de l’Estonie

21.10.2011
L’économie estonienne est ouverte et stable. Elle se
caractérise par sa capacité d’adaptation et d’innovation. Le commerce
extérieur connaît des conditions favorables de développement grâce à
l’égalité des chances qui est garantie à l’activité des entreprises et
au capital indépendamment de leur origine. Les
gouvernements estoniens successifs sont restés attachés aux principes à
l’origine de la réussite économique du pays : un budget
national équilibré, une législation libérale en matière de commerce et
d’investissements ainsi que l’adoption de l’euro le
1er janvier 2011. De plus,
l’Estonie est devenue le 9 décembre 2010 le 34e
membre de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques
(OCDE). Une économie durable
La politique économique vise principalement l’amélioration du
niveau de vie de la population estonienne. Les conditions pour atteindre
cet objectif sont la stabilité économique et une structure économique
compétitive. La croissance économique et la
compétitivité sont rendues possibles par la stabilité de l’environnement
macroéconomique dont l’un des éléments principaux est une politique
budgétaire conservatrice. Grâce à la mise en œuvre d’une telle
politique, l’Estonie a pu maintenir sa dette publique à un niveau
faible. Une économie ouverte
En 1992, l’ouverture économique de l’Estonie nouvellement
indépendante était illustrée par l’absence de droits de douane sur tous
les produits importés, y compris les produits agricoles. La situation a
changé en 2000, au moment où des droits de douane ont été introduits
pour certains produits agricoles. Depuis le
1er mai 2004, en tant que membre de
l’Union européenne, l’Estonie applique la politique commerciale commune
de l’Union : cela veut dire que les dispositions contenues dans
les accords commerciaux entre l’Union Européenne et les pays tiers
s’appliquent également à l’Estonie. Depuis le
milieu des années 1990, les pays membres de l’Union européenne sont pour
l’Estonie des partenaires commerciaux de toute première importance. En
2010, la part de l’Union européenne dans les exportations totales de
l’Estonie est restée identique aux années précédentes et a représenté
68,5 %, soit 33% de plus qu’en 2009. La part de l’Union
européenne dans les importations de l’Estonie est montée à
79,7 % en 2010, soit 26 % de plus qu’en 2009.
En 2010, l’Estonie a exporté vers les pays de
l’Union européenne principalement des machines-outils, du bois et des
produits en bois, du métal et des produits métalliques, ainsi que des
produits agricoles et alimentaires. En matière d’importation, les postes
principaux sont également les machines-outils ainsi que les produits
agricoles et alimentaires, les produits minéraux, le métal et les
produits métalliques. En matière de services, les
principaux partenaires commerciaux de l’Estonie en 2010 sont également
les pays de l’Union européenne, qui ont représenté 70,7 % des
exportations et 80,3 % des importations.
Selon les données de la Banque nationale d’Estonie, les
investissements étrangers directs en Estonie s’élevaient au 31 décembre
2010 à 12,3 milliards d’euros dont 87 % en provenance des pays
de l’Union européenne. Le volume des
investissements directs par habitant place l’Estonie en tête des pays
d’Europe centrale et orientale. Les investissements
estoniens vers l’étranger représentaient un total de 4,5 milliards
d’euros, dont 85,5 % en direction des pays de l’Union
européenne. La réglementation en vigueur dans
l’Union européenne a été complétée par des conventions visant à éviter
la double imposition avec une série de pays. Le code commercial estonien
traite à égalité les investisseurs estoniens et étrangers. De plus, des
accords de protection des investissements ont été passés avec plusieurs
pays. Une économie intégrée
L’Estonie a adhéré à la zone euro le 1er
janvier 2011 et sa monnaie est l’euro. En 2010, l’Estonie a rempli avec
succès tous les critères de Maastricht requis pour adhérer à la zone
euro. Elle est devenue le 17e pays et le premier
État balte à adhérer à l’Union monétaire. Le
système monétaire estonien reposait dans les années 1992-2010 sur
l’utilisation d’une caisse d’émission. La couronne estonienne avait un
taux de change fixe ancré tout d’abord au deutschemark puis à l’euro. En
adhérant à l’Union européenne le 1er mai 2004,
l’Estonie est également devenue membre de l’Union économique et
monétaire européenne, dans le cadre de laquelle elle a adopté l’euro le
1er janvier 2011. Le passage à l’euro peut être
considéré comme une évolution naturelle de l’Estonie vers une
intégration toujours plus étroite à l’espace économique européen. L’euro
contribue à la pérennité de l’intégration économique, augmente la
crédibilité de l’Estonie aux yeux des investisseurs et lui permet de
faire davantage entendre sa voix dans l’élaboration de la politique
économique de l’Union européenne.
De plus, le passage à l’euro facilite les voyages et réduit les
frais de change pour les particuliers comme pour les entreprises.
Une économie stable
Depuis 1994, l’Estonie applique l’impôt proportionnel sur le
revenu. Au 1er janvier 2008, le taux de
l’impôt sur les revenus est passé à 21 %. La principale
caractéristique de l’impôt sur le revenu des personnes morales est que
les bénéfices sont taxés non pas à la source, mais au moment de leur
répartition. C’est la raison pour laquelle les bénéfices réinvestis ne
sont pas taxés. La TVA est de 20 % et le
système de taxe sur la valeur ajoutée est conforme aux règles de l’Union
européenne. Les employeurs paient également des charges sociales qui
s’élèvent à 33% des revenus. Faculté
d’adaptation Le modèle économique libéral, un bon
environnement législatif et la modération fiscale sont les principaux
facteurs contribuant à la croissance économique de l’Estonie. De 2000 à
2007, le PIB de l’Estonie a augmenté de 6,9-10,6 % par an. En
conséquence de la crise économique et financière globale, l’économie a
baissé de 5,1 % en 2008 et de 13,9 % en 2009 suite à
la contraction de la demande intérieure et de la réduction des
exportations. Depuis le deuxième trimestre 2010, la croissance de
l’économie estonienne en glissement annuel a repris et le rythme de
croissance a atteint 6,7% au quatrième semestre. Sur toute l’année 2010,
le PIB a augmenté de 3,1%. D’après les prévisions du ministère de
Finances, la croissance économique sera de 3,6% en 2011 et de 4% en
2012. Plus d’innovation et de connexions
Quoi qu’il en soit, l’Estonie a prouvé qu’elle pouvait être
un chaînon concurrentiel et fiable dans le domaine du transit terrestre
et maritime dans l’aire baltique : elle a des liens étroits de
transport et de télécommunication avec tous les pays de la région. La
bonne diffusion des connexions ADLS offertes par toutes les sociétés de
télécommunications, la possibilité de payer les parkings à l’aide du
téléphone portable, l’utilisation des cartes d’identité en tant que
ticket d’autobus, la déclaration d’impôt en ligne et bien d’autres
solutions électroniques sont autant de preuves qui témoignent de la
réceptivité de la société estonienne à l’égard des nouvelles
technologies. Les bonnes conditions de transport et la qualité des liens
de télécommunications donnent aux entrepreneurs des possibilités
pratiquement idéales pour opérer à partir de l’Estonie dans toute la
région. Des possibilités égales pour le capital
étranger et estonien La politique économique de
l’Estonie repose depuis des années sur le principe constitutionnel
d’après lequel il convient de traiter de manière identique tous les
entrepreneurs et les investisseurs, indépendamment de leur origine, et
ce à tous les niveaux – procédures administratives, politiques fiscales,
etc. Cette démarche a produit entre autres les résultats
suivants. Le rapport « Doing Business
2011 » de la Banque mondiale, qui évalue la situation des
entreprises du monde entier, a placé l’Estonie en
17e position sur 181 pays et régions. Selon cet
indice, qui évalue à partir de différents indicateurs la réglementation
des entreprises, les pays de l’Union européenne ayant accédé à une
meilleure position que l’Estonie sont le Royaume-Uni
(5e), le Danemark (6e),
l’Irlande (9e), la Finlande
(13e) et la Suède (14e).
D’après l’indice de compétitivité du forum
économique mondial (World Economic Forum Global Competetiveness
Index 2010-2011), l’Estonie était
33e sur 139 pays. Le calcul de cet indice prend
en compte les données statistiques ainsi que les enquêtes d’opinion des
leaders menées tous les ans en collaboration avec le Forum économique
mondial, avec les principaux instituts de recherche économique et les
organisations économiques. Les trois pays les plus compétitifs du monde
sont, d’après cet indice, la Suisse, la Suède et Singapour.
D’après l’indice de liberté économique du Wall Street Journal
et de la Heritage Foundation, (Index of Economic Freedom
2011), l’Estonie est 14e sur 183 pays.
L’économie de l’Estonie est donc une des plus libres du monde.
Transparency International place en 2010
l’Estonie à la 26e place sur 178 pays
pour la corruption. L’Estonie occupe la 15e place
parmi les pays de l’Union européenne. Grâce à un
impôt sur le revenu à taux unique, à une politique budgétaire
conservatrice, à une exonération de l’impôt sur les sociétés pour les
bénéfices réinvestis et à une ouverture aux solutions innovantes,
l’Estonie est devenue un des pays d’Europe centrale et orientale qui
connaît la plus grande réussite et le développement le plus rapide et
qui est le plus favorable aux entreprises.
 
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