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La politique estonienne de sécurité

15.04.2009

L’objectif de la politique estonienne de sécurité est de préserver l’indépendance du pays, son intégrité territoriale, l’ordre constitutionnel et la sécurité de la population. Dans la mesure où la sécurité internationale est une et indivisible, l’Estonie part du principe qu’elle doit être active pour garantir la sécurité et participer aux opérations de gestion des crises et de maintien de la paix animées par diverses organisations internationales (L’OTAN, l’Union Européenne, l’ONU, l’OSCE). Ces principes directeurs sont inscrits dans les fondements de la politique de sécurité de la République d’Estonie adoptés

en 2004 par le Riigikogu, qui abordent les perspectives dans ce domaine à moyen et long terme. L’adhésion à l’OTAN et à l’Union Européenne a considérablement renforcé la sécurité de l’Estonie en même temps que notre pays s’est inscrit dans le travail coordonné de ces deux organisations en matière de coopération pour la sécurité et pour la défense afin de contribuer à la paix et à la stabilité internationales de manière plus globale.


L’OTAN

Le fait d’être membres de cette organisation de défense collective qu’est l’OTAN assure la sécurité militaire, permet de participer efficacement à la coopération internationale en matière de sécurité et de garantir de la manière la plus ciblée la défense de l’Etat estonien. Une participation active au travail au sein de l’OTAN demeure pour l’Estonie la toute première priorité de sa politique de sécurité et de défense. Les réformes à mettre en oeuvre pour remplir cet objectif reposent sur le plan de développement à moyen et long terme des Forces armées, où, comme dans d’autres pays de l’OTAN, l’accent est mis sur le développement de forces armées mobiles et durables et sur l’élévation de la capacité de participation aux opérations de paix au niveau international.

Les partenariats OTAN

La majorité des menaces pour la sécurité de l’Estonie portent le caractère globale, ce qui explique l’importance  d’un dialogue efficace avec l’OTAN et la participation à tous ses programmes de partenariat dans le but d’assurer la sécurité euro-atlantique. Pour l’Estonie c’est le Conseil de partenariat euro-atlantique, les Commissions OTAN – Ukraine, OTAN – Géorgie et OTAN – Russie, qui jouent une importance particulière et qui, en plus d’entretenir le dialogue, possèdent une  grande importance pratique par la participation des partenaires aux opérations de pays en Afghanistan et au Kosovo.

L’approche de l’Estonie dans ses relations partenariales se veut souple, ce qui rend possible une coopération avec toutes les nations liées à l’OTAN par des valeurs communes et des intérêts communs à assurer la sécurité transatlantique. En plus, l’Estonie se prononce pour un élargissement de l’ensemble de thèmes discutés en fonction des intérêts de l’Alliance, p.ex., l’Estonie voudrait ajouter des thèmes nouveaux pour la sécurité, tels que la sécurité énergétique et cybernétique.

La participation de l’Estonie aux opérations de paix

La participation aux opérations de paix, qui a débuté quatre ans après le rétablissement de l’indépendance, demeure l’une des activités prioritaires de l’Estonie afin de renforcer la paix et la stabilité dans le monde. L’Estonie consacre à la participation aux opérations de maintien de la paix environ 5% du budget de la défense. En 2009, environ 200 militaires participent à différentes opérations. A ce jour, l’Estonie a envoyé dans les foyers de crise différentes unités et différents spécialistes : des unités d’infanterie légère, de police militaire, d’officiers d’Etat-major, de médecins, de démineurs (EOD), de contrôleurs aériens, de suivi militaire, des services de transport et de livraison de marchandises.

Les principales missions :

En Afghanistan – L’Estonie a commencé ses activités  militaires en Afghanistan en 2002 dans le cadre du programme anti-terroriste « Liberté durable » sous l’égide des USA. Elle participe depuis 2003 à la mission OTAN d’aide à la sécurité internationale ISAF1, qui est devenue la principale opération extérieure de l’alliance. En tant que membre de l’OTAN, la participation à l’ISAF est l’une des priorités de l’Estonie en matière de politique extérieure. C’est l’opération militaire la plus importante et ambitieuse de nos militaires à l’étranger, à laquelle participent au début de 2009 près de 150 Estoniens. La plus grande partie du contingent estonien (une unité d’infanterie comprenant 105 militaires) se trouve au sud de lAfghanistan, dans la province d’Helmand, impotante pour la stabilisation du pays. Pour l’Estonie, il est indispensable, en vue de la construction d’une structure étatique en Afghanistan, que les moyens civils et militaires soient utilisés de manière coordonnée : c’est pourquoi nous partons du principe que l’engagement militaire de l’Estonie doit être soutenu par une contribution civile et par une aide au développement. Dans les années à venir, l’Afghanistan est amené à être un des pays prioritaires dans la coopération pour le développement : nous y avons également envoyé nos premiers fonctionnaires civils (un responsable d’une mission diplomatique spéciale, un conseiller militaire et un officier de police dans le cadre de la mission de police de l’Union Européenne). Dans le domaine civil, l’Estonie a choisi de donner la priorité au développement des services de santé dans la province de Helmand. L’expert médical envoyé par l’Estonie a pris ses fonctions en Afghanistan en mars 2008.

Au Kosovo (KFOR) – L’Estonie participe à la mission de maintien de la paix de l’OTAN au Kosovo depuis 1999. A l’heure actuelle, les officiers d’Etat-major sont sis au siège du KFOR et un groupe de renseignement composé de 26 hommes se trouve au sein du bataillon danois à Mitrovica, au Nord du Kosovo. Comme au Kosovo il est question d’un problème sis en Europe, dont la résolution est à l’ordre du jour aussi bien à l’OTAN que dans l’Union Européenne, l’Estonie considère qu’il est important de continuer à être présent dans cette région tant que le besoin s’en fait sentir.

En Irak – Depuis 2003, l’Estonie participait au sein de la coalition internationale à l’opération «Liberté en Iraq» et y avait envoyé son détachement d’infanterie ESTPLA. Au cours de la mission, aujourd’hui terminée, ont eu lieu 11 rotations des effectifs de l’ESTPLA. La dernière, ESTPLA-17 a quitté le théâtre des opérations et regagné l’Estonie en décembre 2008. Au cours des opérations militaires de 2003 et 2004, 18 combattants estoniens des forces de la coalition ont été bléssés et deux d’entre eux ont trouvé la mort. L’Estonie poursuit sa participation à la mission de formation de l’OTAN en Iraq avec ses trois officiers d’étatmajor. Grâce aux efforts communs de l’Iraq et des forces de coalition internationale, l’Iraq est en passe de devenir un état appréciant à juste titre les valeurs démocratiques et dont la capacité à contrôler indépendamment son territoire est en constante progression. L’amélioration des conditions générales de sécurité dans le pays a été directement ressentie par les unités estoniennes d’infanterie. Si les tirs, les embuscades et les bombardements dirigés contre les unités militaires estoniennes ont été fréquents en 2003-2004, les soldats estoniens n’ont pratiquement mené aucune action de combat en Iraq. En Iraq, les soldats estoniens ont participé à la première  opération internationale, où l’Estonie a joué un rôle actif dans la restauration de la paix en soutenant, aux côtés des alliés, le gouvernement irakien dans le cadre de la lutte contre les groupes armés illégaux. Les unités estoniennes d’infanterie ont été hautement appréciées par les forces irakiennes, ainsi que par les civils, la preuve en étant les réactions très positives envers les activités des unités militaires estoniennes.

Soutien à l’adhésion à l’OTAN

Le soutien à l’adhésion à l’OTAN s’est maintenu à un  haut niveau parmi les citoyens estoniens, mais surtout dans la population d’origine estonienne. D’après un sondage réalisé en janvier2 2009, 73% des personnes interrogées est favorable à la présence estonienne dans l’OTAN. Ce résultat ne diffère pas foncièrement de ceux des sondages réalisés en 2007 et en 2008 (qui montraient un soutien respectivement de 71 et de 75%). Interrogées sur la manière dont la sécurité de l’Estonie a évolué après l’adhésion à l’OTAN le 29 avril 2004, 53% des personnes ont répondu que la situation s’est améliorée, 35% ont estimé qu’elle n’a pas changé et 4% a estimé qu’elle s’était détériorée. 62% de tous les répondants ont vu l’adhésion à l’OTAN comme la plus importante garantie de sécurité, 48% ont attaché de l’importance à la coopération transnationale et les relations de bon voisinage avec la Russie, et d’après 43%, la plus importante garantie de sécurité consiste en l’appartenance de l’Estonie à l’Union Européenne. La majorité de la population estonienne continue à soutenir le maintien  des dépenses consacrées à la défense  au niveau actuel, voire leur augmentation : 26%  estime qu’il faudrait augmenter le budget de la défense; pour 47% il devrait rester au niveau actuel et 18% voudraient une limitation des sommes dépensées dans ce domaine.

En comparaison avec les résultats de l’étude menée à l’été 2008, le soutien de la population à la participation des soldats estoniens aux missions à l’étranger a un petit peu diminué. 49% des personnes interrogées se prononçaient en faveur de la participation aux opérations internationales, 45% désapprouvaient cette même participation.


La politique étrangère et de sécurité commune de l’Union Européenne (PESC)

L’adhésion de l’Estonie à l’Union Européenne a contribué au renforcement de sa sécurité nationale; d’autre part, le rôle de l’Union Européenne dans la lutte contre les menaces à la sécurité internationale a augmenté et ses activités ont  emarquablement gagné en efficacité. Le principal instrument de l’UE pour assurer la sécurité régionale et globale est la politique européenne de sécurité et de défense (PESD), qui est un des éléments les plus remarquables de la politique étrangère et de sécurité commune de l’UE (PESC). Les objectifs de PESD/PESC consistent à renforcer la sécurité, préserver la paix, dévélopper la coopération internationale et promouvoir la démocratie. L’Union Européenne agit dans le cadre de la PESD/PESC en tant que bloc uni, chaque pays participe équitablement aux actions européennes de politique extérieure et fait donc partie d’un tout. Ainsi que mentionné dans la politique européenne de l’Estonie approuvée par le gouvernement pour les années 2007-2011, une Europe forte, unie et influente sur la scène internationale est dans le plus grand intérêt du pays. L’objectif de l’Estonie est de contribuer à l’amélioration de la sécurité et à la croissance du bien-être en Europe et dans le reste du monde, de promouvoir les droits de l’Homme et la démocratie, de contribuer à empêcher la prolifération des armes de destruction massive et de combattre le terrorisme. Pour cela, l’Union européenne doit être à même d’éviter et de résoudre les situations de crise.

L’Estonie s’est assignée comme objectif de contribuer d’une manière active et dans la mesure des ses capacités à la propagation des valeurs démocratiques et à la création de la stabilité économique tout d’abord dans les pays voisins de l’UE, car nous considérons cela comme le meilleur moyen de garantir la paix. L’Estonie soutient le renforcement de la politique européenne de voisinage (PEV) et a participé à l’élaboration de ses instruments. L’Estonie a augmenté et a l’intention d’augmenter encore dans le futur sa présence dans les pays clés de la PEV (Géorgie, Ukraine, Moldavie), en y réalisant en partenariat plusieurs projets de dévéloppement.

La participation de l’Estonie aux missions civiles

Une dimension importante de la politique estonienne  de sécurité est l’attention portée au développement des capacités civiles et militaires dans le cadre de la PESD (Politique Européenne de Sécurité et de Défense). Cela donne une valeur supplémentaire aux activités de l’OTAN et aide à ces deux grandes organisations de se compléter, et c’est la raison de ce que l’Estonie reste un partisan convaincu d’une coopération encore plus serrée entre L’OTAN et l’UE. A l’été 2007, le groupe de militaires d’Union estonienne pour la défense a conclu avec succès sa participation à l’opération militaire de l’Union Européenne en Bosnie Herzégovine. Des policiers, gardes- frontières, agents de douane et autres experts civils poursuivent leurs activités dans les Balkans occidentaux, au Moldova, en Géorgie et en Afghanistan.

Missions civiles estoniennes les plus importantes

Afghanistan (EUPOL Afghanistan) – le développement de la sécurité intérieure devient une priorité lorsqu’il s’agit de stabiliser la situation en Afghanistan, une situation complexe qui relève du défi pour l’Union europénne. La mission consiste à doter l’Afghanistan d’une police. Quelques experts estoniens prennent part à ce projet.

Kosovo (EULEX Kosovo) – le domaine d’activités de  l’Etat de droit, dont la mission a débuté en décembre 2008, prévoit la gestion et le suivi des activités du système juridique, de la police, des douanes, du corps des gardes-frontières et des établissements pénitenciers. Dans le cadre de cette mission 6 experts estoniens sont engagés.

Bosnie-Herzégovine (EUPM) - la première mission civile de la PESC, commencée depuis 2003. L’objectif principal consiste à porter une aide et donner des conseils dans le cadre de la réalisation d’une réforme de la police. Deux policiers estoniens y sont engagés.

Géorgie (EUMM Georgia) – en vue de superviser et  contrôler l’accomplissement du plan de paix, proposé par le président français Nicolas Sarkozy en octobre 2008, deux experts estoniens exécutent en Géorgie des missions d’observation.

Iraq (EUJUST LEX) – le but de cette mission est d’apporter une formation aux fonctionnaires de justice pénale iraquiens, principalement sous forme de cours et de stages organisés par les États membres sur leur sol. Pour l’instant, l’Estonie a envoyé un lecteur aux cours organisés par le Danemark. En 2009, deux Iraquiens, fonctionnaires pénitentaires, devraient venir suivre un stage dans les prisons estoniennes.

Les opérations militaires de l’Union Européenne

Bosnie-Herzégovine (EUFOR Althea) - quoique l’opérationmilitaire, déclenchée en 2004, soit entrée dans sa phase finale et que les détachements de l’Union estonienne pour la défense aient quitté le pays, deux officiers d’état-major estoniens resteront sur place. Vu le manque de ressources, l’Estonie ne peut soutenir que politiquement les deux autres opérations militaires de l’UE - celle d’EUFOR en 2008 au Tchad et en République Centrafricaine, et celle d’EU NAVFOR, première opération navale de l’UE contre la piraterie en Somalie.

Le système d’unités de combat de l’Union Européenne se met progressivement en place. Entre le 1er janvier et le 30 juin 2008, l’unité de combat Põhlaja (NBG), restée opérationnelle et dirigée par la Suède, a vu ses effectifs augmenter par l’arrivée de militaires finlandais, norvégiens, irlandais et estoniens. Notre apport dans cette unité était de 45 combattants. Il est prévu que la prochaine période de disponibilité de la NBG aura lieu au premier semestre de 2011.


Coopération bilatérale et multilatérale

En qualité de membre de l’Union Européenne et de l’OTAN, l’Estonie est devenue un partenaire plus important qu’elle ne l’était dans la coopération internationale et elle a profité de ses nouvelles possibilités aussi bien dans les relations bilatérales avec d’autres pays que pour soutenir des orientations allant dans le sens de ses intérêts dans des organisations internationales telles que l’ONU, l’OSCE et le Conseil de l’Europe.

L’Estonie est aujourd’hui engagée dans des relations de coopération bilatérale avec pratiquement tous les pays membres et partenaires de l’OTAN ainsi qu’avec bien d’autres partenaires. Il faut noter l’importance de la coopération bilatérale avec les principaux pays membres de l’OTAN - les USA, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France. Par ailleurs, l’Estonie développe une coopération particulièrement étroite avec ses voisins nordiques - le Danemark, la Finlande, la Norvège et la Suède - ainsi qu’avec ses voisins méridionaux - la Lettonie et la Lituanie. Compte tenu du fait que l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie avaient l’objectif commun d’adhérer à l’OTAN, ces trois pays ont lancé plusieurs projets tripartites conçus dans le cadre du programme « Partenariat pour la paix » d’après les paramètres de l’OTAN, projets qui ont remporté des résultats appréciables. La mise en place, l’entretien et l’extension de ces programmes a été possible grâce à une aide considérable des pays nordiques. Comme les trois pays baltes sont maintenant membres de l’Alliance, beaucoup de choses ont changé dans leur environnement en matière de sécurité si nous comparons la situation actuelle à celle d’il y a dix ans. De ce fait, la coopération trilatérale, elle aussi, évolue conformément aux nouveaux objectifs et aux nouveaux défis liés à l’adhésion à l’OTAN. Les trois pays ont ainsi entrepris divers projets communs, dont certains se poursuivent et d’autres sont arrivés à terme après avoir atteint leur objectif (par exemple BALTBAT, BALTSEA).

Les principaux projets de coopération tripartite des pays baltes

Le BALTRON (Escadron balte de déminage) est un bel exemple de coopération réussie entre les forces navales des trois  pays. Un escadron naval avec capacité de déminage a été créé en 1998 pour participer aux opérations internationales. Maintenant que les pays baltes sont devenus membres de l’OTAN, le BALTRON demeure, en tant que structure d’entraînement de l’unité de déminage de l’OTAN (MCM). La coopération des forces navales a permis de faire en sorte que depuis 2005 tour à tour, suivant un système de rotation, un bateau estonien, letton ou lituanien est mis à disposition des forces de réaction de l’OTAN. Le premier à avoir rempli ces fonctions a été le bateau estonien d’Etat-major et d’approvisionnement « Admiral Pitka ».

Le BALTNET - système de surveillance aérienne des pays baltes - a été fondé en 1998. Il a pour objectif d’acquérir les équipements de surveillance aérienne, de coordonner, de diffuser et de représenter le système projeté dans les pays baltes avec le Centre de coordination de la surveillance aérienne régionale sis en Lituanie (RASCC).

Le BALTDEFCOL (Collège balte de défense) a été fondé en 1998 et dispense aux officiers estoniens, lettons, lituaniens et des pays partenaires une formation militaire supérieure. L’objectif principal du Collège est de former les officiers d’Etat major sur la base des normes de l’OTAN (Joint Command and General Staff Course). En 2004, le Collège de défense a initié un cours supérieur de commandement (Higher Command Studies Course). Il s’agit d’un cours international destiné aux officiers supérieurs et aux hauts fonctionnaires et il se concentre sur le commandement et le rôle des responsables dans l’environnement actuel de sécurité ainsi que dans les opérations militaires en cours. En 2007/08, le BALTDEFCOL accueille dans ses formations des officiers et des hauts fonctionnaires issus de 18 pays. La qualité de l’enseignement est garantie par la participat ion active d’enseignants étrangers : à l’heure actuelle le Collège a des enseignants provenant de quatorze pays, dont la Norvège, la France, le Danemark, l’Allemagne, la Suède, la Pologne et les USA.

Le plus récent, mais aussi le plus ambitieux, des projets associant les trois pays est en cours de préparation ; il s’agit de la formation d’un bataillon motorisé d’infanterie commun aux trois pays baltes, lequel participe dans la première moitié de 2010 au travail de la composante terrestre des forces de réaction rapide de l’OTAN (NRF-14). Un autre domaine où la coopération balte a pris de l’essor est celui des appels d’offres communs.

La sécurité de l’espace aérien de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie, assurée par l’aviation de l’OTAN, est très importante pour tous les pays baltes, vu que pour le moment ils ne disposent pas de la possibilité d’en être garants indépendants. La volonté de trouver une solution commune pour garantir la sécurité de l’espace aérien après 2018 a été confirmée par les ministres de la défense estonien, letton et lituanin, qui ont approuvé une directive d’orientation en vue d’une analyse commune de la sécurité aérienne en mai 2008, dont les conclusions serviront de base à des propositions pour résoudre les futurs problèmes dans ce domaine. La directive confie à un fonctionnaire du ministère de la Défense de chaque pays la tâche de proposer des solutions pour résoudre la question de la sécurité aérienne en Estonie, Lettonie et Lituanie après 2018. Les États Baltes devront présenter leurs propositions à l’OTAN en 2011.


Coopération avec d’autres organisations internationales

Le 17 septembre 1991, l’Estonie est devenue membre de l’Organisation des Nations Unies. Elle entend contribuer à atteindre l’objectif principal de l’ONU – garantir la paix et la sécurité à l’échelle internationale - en participant au combat international antiterroriste et aux opérations de maintien de la paix. La mission UNTSO de maintien de la paix au Proche-Orient a vu la participation ces derniers temps de deux observateurs militaires estoniens. L’Estonie a également contribué à la formation de casques bleus de l’ONU.

L’Estonie a adhéré à douze conventions antiterroristes de l’ONU, et elle a signé la dernière d’entre elles, la convention contre le terrorisme nucléaire, adoptée en avril 2005 par l’Assemblée générale de l’ONU (Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire).

En 1991, l’Estonie a rejoint la Conférence pour la Sécurité et la Coopération en Europe (la CSCE, devenue en décembre 1994 l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe,  l’OSCE). En matière de coopération  militaire et de sécurité, l’Estonie participe activement aux initiatives communes découlant du document de Vienne de l’OSCE et du Traité « Ciel ouvert »  De plus, les experts estoniens participent au travail des missions OSCE et contribuent par là même à renforcer  la stabilité et la sécurité dans les Balkans occidentaux, le Moldova et le Caucase du Sud.

Le système de contrôle des marchandises appliqué en Estonie garantit la qualité de la défense des intérêts du pays et améliore aussi sa capacité à lutter contre la diffusion des armes de destruction massive et du terrorisme international. L’Estonie a adhéré aux principales organisations internationales chargées de coordonner le contrôle des principales marchandises stratégiques, telles que l’arrangement de Wassenaar, le groupe Australie ou le groupe de fournisseurs nucléaires. Pour l’Estonie, apprendre à réagir contre les nouvelles formes de menaces pour la sécurité est un thème important de la collaboration internationale, surtout lorsqu’il s’agit de la sécurité informatique. La vulnérabilité du cyberespace est aujourd’hui un véritable danger que chaque pays doit affronter. En mai 2008, le gouvernement estonien a approuvé la nouvelle stratégie de sécurité informatique à l’échelle nationale. Cette dernière stipule que l’Estonie souhaiterait participer activement à l’élaboration de la poltique internationale en matière de sécurité informatique, en faisant part du problème à diverses organisations internationales (OTAN, UE, ONU, OSCE, Conseil européen, etc.) et en développant des réseaux de coopération internationale en charge de la sécurité informatique. L’Estonie voudrait réunir le plus grand nombre de nations possible par le biais de conventions internationales traitant des crimes et attaques informatiques et aboutir à des condamnations morales internationales. Le centre d’excellence sur la cyberdéfense de l’OTAN a son siège en Estonie et, comme elle l’a toujours fait, l’Estonie continuera à rendre compte de son expérience en matière de sécurité informatique à travers le monde.

Pour plus de détails:

Ministère des Affaires étrangères : www.vm.ee
Ministère de la Défense : www.kmin.ee

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