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L’Estonie et L’UE »

L’Estonie dans l’Union Européenne

15.10.2011

Depuis le printemps 2004, date à laquelle l’Estonie a adhéré à l’Union européenne, le pays a su se montrer un partenaire actif et constructif, et il a poursuivi son approche pragmatique dans l’intégration ultérieure de l’UE. Le fait d’être membre de l’UE est un facteur précieux pour élever le profil politique et économique de l’Estonie : nous sommes donc soucieux d’avoir une Union européenne forte et efficace, dotée d’un poids politique et concurrentielle sur l’arène internationale.

L’EURO

Le retour de l’Estonie dans l’Europe a été couronné de succès. Si en 2004 elle est devenue membre de l’Union, presque sept ans plus tard, plus précisément le 1er janvier 2011, elle a également adopté la monnaie commune de l’Union européenne, l’euro. En signant le traité d’adhésion à l’Union européenne, l’Estonie s’était également engagée à rejoindre l’Union économique et monétaire lorsque son économie remplirait les critères de Maastricht. En 2010, l’Estonie a rempli de façon durable toutes les conditions nécessaires et le processus décisionnel en rapport avec son adhésion à la zone euro s’est déroulé avec succès. La décision positive finale a été rendue le 13 juillet 2010, date à laquelle les ministres des Finances de l’Union européenne ont approuvé la date d’adhésion et le taux de conversion.
L’adhésion de l’Estonie à la zone euro est incontestablement un signe positif de la vitalité et de la pérennité de toute la zone euro. De plus, le fait que l’élargissement de la zone euro soit conditionné par la satisfaction aux critères de convergence incite les autres États d’Europe centrale et orientale à mettre en œuvre une politique budgétaire responsable et inscrite dans la durée. Le passage à l’euro de l’Estonie est bénéfique à la fois pour le pays et pour la zone euro.

L’Agence européenne des réseaux

Le 2 novembre 2010, les ministres de l’Intérieur des pays de l’Union européenne ont décidé d’apporter leur soutien à la proposition commune de l’Estonie et de la France de créer une agence pour la gestion des systèmes d’information à grande échelle dans le domaine de la justice et des affaires intérieures de l’Union. Cette proposition franco-estonienne prévoit que le siège de l’agence soit à Tallinn et le centre de données regroupant les systèmes d’information à Strasbourg.
La future agence assurera une gestion des systèmes d’information plus efficace, mieux coordonnée et plus sûre. Elle commencera par gérer les systèmes d’information à grande échelle déjà existants :
  • le système d’information Schengen de deuxième génération (SIS II) : une base de données répertoriant les personnes recherchées et disparues ainsi que les objets et véhicules volés ;
  • le système d'information des visas (SIV) : un système d’information visant à mettre en œuvre la politique commune des visas et à renforcer les contrôles aux frontières ;
  •  le système EURODAC de comparaison des empreintes digitales : une base de données regroupant les empreintes digitales de demandeurs d’asile et d’immigrants illégaux.
Outre ces systèmes, l’Union européenne prévoit de mettre en œuvre, dans le domaine de la justice et des affaires intérieures, plusieurs nouveaux systèmes d’informations destinés à la gestion des frontières, notamment le registre des entrées et des sorties (Entry-Exit System) et le système européen d’autorisation préalable de voyage (Electronic Travel Permit). La gestion de ces systèmes sera également confiée à la future agence.
La future agence des systèmes d’information constitue pour l’Estonie un pas essentiel vers une plus grande intégration au sein de l’Union européenne.

L’élargissement

L’Estonie considère la politique d’élargissement de l’Union européenne comme une opportunité pour les pays qui souhaitent partager ses valeurs et construire une société démocratique, basée sur l’économie de marché, à l’attitude novatrice et tournée vers l’avenir.

L’Estonie est intéressée à la stabilité à long terme dans les Balkans et, en tant que pays membre de l’Union européenne, elle souhaite faire tout son possible pour que cet objectif soit atteint. Le maintien de la Turquie dans la voie des réformes est une des priorités de l’Estonie. De même, elle estime essentiel de mieux expliquer à l’opinion publique les intérêts de la politique d’élargissement.

Actuellement, cinq États sont officiellement candidats, notamment la Turquie et la Croatie avec qui les négociations d’adhésion ont démarré en 2005, l’Islande qui négocie depuis juillet 2010 et la Macédoine qui attend l’ouverture des négociations d’adhésion. Le Monténégro s’est également vu accorder le statut de candidat en décembre 2010. L’Albanie (28.04.2009) et la Serbie (22.12.2009) ont également déposé une demande d’adhésion.

Climat

Dans la politique climatique internationale, l’Estonie est favorable à un accord mondial fort sur la réduction des gaz à effet de serre. Il va de soi qu’en raison de ses dimensions, l’Estonie n’est pas en mesure d’être le moteur de changements globaux. Nous n’en apprécions que davantage la possibilité d’action et de parole que nous avons au sein et en tant que membre de l’Union européenne. L’Estonie souhaite être dans l’Union européenne un acteur constructif et, lorsque cela est possible, proposer des solutions. L’Estonie est convaincue que les pays membres doivent soutenir le rôle pionnier de l’Union européenne dans les questions climatiques. En cette matière, une importance particulière doit être accordée à l’unité interne de l’Union et à la solidarité des pays membres.

Début 2008, la Commission européenne a rendu public un ensemble de mesures dont l’objectif était de poser le cadre d’une politique climatique de l’Union européenne à objectif 2020. Ce document entendait montrer le rôle dirigeant de l’Union européenne dans le combat contre les changements climatiques et élaborer des mesures concrètes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, afin de favoriser le passage de l’économie européenne à des technologies plus écologiques. Fin 2008, le Parlement européen et la Commission sont parvenus à un accord sur ce paquet énergie-climat.

Avec ce paquet de mesures, l’Union européenne s’est engagée à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre à échéance 2020 par rapport au niveau de 1990. De plus, le document prévoit la possibilité d’une réduction de 30 %, mais seulement à condition que les autres pays développés prennent des engagements comparables et que les pays en développement s’engagent également.

La politique climatique de l’Union européenne est étroitement liée aux évolutions mondiales. En 2012 expirera le protocole de Kyoto dont l’objectif est de ralentir les changements climatiques et de réduire le réchauffement global. Un nouvel accord mondial sur le climat est par conséquent nécessaire. La 17e conférence des participants à la convention cadre de l’ONU sur le changement climatique aura lieu fin 2011 à Durban en Afrique du Sud. Le nouvel accord mondial sur le climat devrait être le plus englobant possible, c’est-à-dire associer tous les pays industrialisés et les pays en développement. La réduction des émissions de gaz à effet de serre est également un élément essentiel du nouvel accord. Atteindre cet objectif commun suppose un effort de la part de tous les pays sous forme d’engagements de réduction nationaux. Il faut espérer que l’Union européenne, qui s’est fixée comme objectif de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 20% et a fait la promesse conditionnelle de viser un objectif de réduction de 30%, sera un exemple pour ses partenaires mondiaux.
L’Estonie est prête à s’engager aussi bien sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre que sur le financement du futur accord de Kyoto. Même si à court terme la politique climatique représente pour nous des dépenses supplémentaires, nous voyons qu’en nous concentrant sur des technologies moins nuisibles à l’environnement et en développant de nouvelles technologies, nous sommes gagnants à long terme aussi bien sur le plan économique qu’en matière d’environnement. Une politique climatique engagée est un investissement pour l’avenir qui paiera à la longue. L’Estonie estime que les engagements dans ce domaine ne répondent pas uniquement à des objectifs de politique environnementale. Elle donne aux entrepreneurs la sécurité d’investir dans des technologies qui ne nuisent pas à l’environnement et qui fassent appel aux énergies renouvelables, ou encore de travailler à leur développement.

L’énergie

La priorité de l’Europe est une énergie sûre, durable, financièrement abordable, dont l'approvisionnement est garanti et qui contribue à la compétitivité européenne. L’Union européenne a par conséquent besoin d’un marché intérieur de l’énergie intégré, interconnecté et pleinement opérationnel.

L’augmentation de la sécurité énergétique de l’Union européenne et le développement d’un marché intérieur qui fonctionne nécessite la création d’interconnecteurs complémentaires. L’Estonie considère comme l’événement le plus important en cette matière l’adoption du Plan d’interconnexion des marchés énergétiques de la région de la Baltique, le 17 juin 2009. Pour augmenter la sécurité énergétique de la région baltique, il faut aussi bien créer de nouvelles interconnexions que développer un marché unique de l’énergie de la Baltique septentrionale. Pour liquider « l’île énergétique » qu’est la Baltique, le plan d’action prévoit aussi bien l’ouverture d’un deuxième câble entre l’Estonie et la Finlande (Estlink 2) que des liens entre la Lituanie et la Suède et la Pologne. Le soutien politique inscrit dans le plan d’interconnexion, mais aussi l’attribution de cent millions d’euros dans le cadre du Plan européen pour la relance économique (European Economy Recovery Plan) qui permettent de garantir l’achèvement d’Estlink 2 en 2014. Le premier pas vers la création d’un marché commun de l’électricité dans la Baltique septentrionale est le lancement d’une bourse de l’électricité des pays nordiques, NordPool, dans la zone de maché d’Estlink à partir du 1er avril 2010. Pour garantir le fonctionnement régulier du marché, il faudra continuer à harmoniser les régulations du commerce de l’électricité.

La stratégie de la Baltique

En octobre 2009, le Conseil de l’Union européenne a adopté la stratégie de la Baltique, une initiative de l’Union européenne dont l’objectif est d’associer les pays riverains de la Baltique pour le règlement d’un certain nombre de problèmes spécifiques à la région. Dans ses grandes lignes, la stratégie couvre quatre thèmes : l’environnement, la concurrence, les infrastructures et la sécurité du milieu marin. Chaque pays riverain de la Baltique a, dans le cadre de la stratégie, pris la responsabilité d’un domaine dont il assure la promotion. L’Estonie est chargée de coordonner le développement d’un marché intérieur fonctionnant correctement dans la région de la Baltique.

L’objectif de l’Estonie est de mettre en œuvre la stratégie aussi souplement que possible, un projet après l’autre, et de lancer les projets. Le rôle du chef de file d’un domaine est de suivre la façon dont évolue la mise en œuvre de projets concrets, de garantir une meilleure communication entre la Commission et les États membres concernés en créant les réseaux de contacts nécessaires et en identifiant régulièrement les goulots d’étranglement qui apparaissent lors de la mise en œuvre du plan d’action.

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